Il n’est pas anodin de dire que le patrimoine culturel bâti fait partie intégrante de notre vie quotidienne. Ces espaces bâtis sont des lieux de rencontre, d’échange et par conséquent, nous rattachent fortement à des souvenirs, des émotions. Plus largement encore, ce sont des ouvrages qui témoignent jour après jour de notre passé historique et tissent à la fois un lien très fort avec notre présent. La Confédération octroie, via différentes mesures, son soutien à la conservation de ce patrimoine :
« La protection du patrimoine consiste, au sens de la Constitution, à ménager et protéger les paysages et les sites construits historiques ainsi que les sites archéologiques et les monuments culturels. »
Car tout comme de véritables œuvres d’art, nos monuments nécessitent un entretien rigoureux afin qu’ils puissent continuer à porter témoignage au travers du temps. Qu’il est dommage de voir quelque ancienne bâtisse se faire éventrer sans pitié, pour laisser place à un sarcophage éhonté, désormais lieu de sépulture ! Heureusement, les vivants semblent s’en accommoder rapidement, et la vie reprend bien vite le dessus. Mais qu’en est-il des souvenirs, des lieux de mémoire ? L’humain erre, seul, avec ses réminiscences, rattaché à la poussière d’un lieu dorénavant annihilé et dans un dernier effort ekphrastique, ne pourra constater qu’une sombre épiphanie : l’échec du renouvellement avec son passé.

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